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SCIERIE LAPOINTE ET ROY: LA RENAISSANCE D’UNE SCIERIE

Après un incendie majeur qui a rasé son moulin en 2014, la Scierie Lapointe & Roy renaît littéralement de ses cendres grâce à un investissement de plus de 7,5 millions de dollars, ce qui fait de cette entreprise québécoise une scierie à la fine pointe de la technologie.

Fondée en 1980 par Léopold Lapointe, la Scierie Lapointe & Roy transforme du bois résineux de petite dimension en bois d’œuvre servant à l’industrie de la construction et de la rénovation domiciliaire. Dès ses débuts, l’entreprise familiale figure parmi les plus importants employeurs du village de Courcelles avec ses 18 employés.

Mais en juillet 2014, le feu ravage la section du moulin de la scierie. « Une étincelle… et tout est parti en fumée », raconte Léopold Lapointe, qui voit alors le travail d’une vie s’écrouler — à l’exception du pileur automatique, situé dans un autre bâtiment et qui sera épargné par les flammes. Un classeur de planches d’une valeur d’un million et demi de dollars, installé 10 ans avant l’incendie… « C’est ce pileur, ainsi que mes deux enfants et mon frère — lesquels travaillaient ici et se retrouvaient sans emploi —, qui m’ont donné le courage de reconstruire », ajoute l’homme d’affaires.

OPTIMISATION ET RENTABILITÉ

La relance de la scierie est annoncée au début de 2015. Commencent alors les démarches de financement, les autorisations, les permis environnementaux, la recherche d’équipements… « Il fallait tout reconstruire. Nous avons regardé pour acheter des machines de seconde main, mais cela coûtait 75 % du prix pour des machines qui dataient de l’an 2000 », souligne M. Lapointe, qui décide ainsi de se rééquiper au grand complet avec du neuf en vue d’exploiter une scierie entièrement optimisée et modernisée. Au total, 7,5 millions de dollars — dont un investissement de 1,5 million de dollars en actions privilégiées du Fonds Valorisation Bois de la FTQ — sont investis.

« Les travaux ont couté plus cher que prévu, et le Fonds est arrivé comme par magie avec un investissement de 1,5 million. C’est ce qui nous manquait pour finir le projet. Ça nous a aidé énormément », indique Léopold Lapointe. La modernisation de la scierie lui permet non seulement d’améliorer sa production et sa rentabilité, mais d’affronter plus adéquatement les enjeux majeurs du secteur du bois d’œuvre et des produits forestiers.

« Tout est très différent aujourd’hui, dit-il. Avant, il n’y avait rien d’optimal : tout se faisait avec des hommes qui amenaient le bois manuellement. L’optimiseur nous permet de faire 20 % de plus de coupes avec 20 % de moins de matière première. C’est une machine qui décide quoi faire avec le billot de bois. Le scieur regarde et intervient seulement si un billot est mal positionné. »

Outre ces nouveaux équipements, la scierie est désormais située dans un bâtiment en métal pour se protéger du feu, avec des gicleurs et un système d’alarme à la fine pointe. « Ça nous a pris deux ans et beaucoup de soutien technique pour maîtriser les nouvelles technologies, mais nous sommes enfin opérationnels depuis le printemps 2016 », précise M. Lapointe.

UNE FIERTÉ FAMILIALE

Grâce à la persévérance de Léopold Lapointe et des membres de sa famille, la relance de la Scierie Lapointe & Roy a permis à 18 personnes de retourner au travail.

Source: La Presse +