Mot du président

andreroy

Bonjour, Il y a une quinzaine d’années, le Syndicat décidait d’offrir à ses producteurs et aux différents intéressés, un outil de communication devenu incontournable : son site internet. Si, à l’époque, le produit était tout à fait convenable et même d’avant-garde, force est de constater qu’ une actualisation s’ imposait… Nous profitons donc du 50e anniversaire de notre plan conjoint pour vous présenter une version remodelée et plus conviviale de notre site internet qui, nous l’espérons, répondra davantage à vos attentes.

André Roy

On pourrait penser, à la lecture de notre rapport d’activités et de notre rapport financier, que l’année 2015 s’est vécue dans un contexte de « continuité tranquille ». La reprise, observée en 2013, au chapitre des volumes s’est maintenue depuis et notre Syndicat retrouve, peu à peu, sa santé financière d’antan.

Pourtant, accroître la récolte de bois aujourd’hui suppose que nous devons entretenir avec les groupes sociaux, les groupes environnementaux et le milieu politique régional des contacts permanents afin d’expliquer la pertinence et le bien-fondé de nos pratiques. Le maintien de notre démarche en certification y contribue grandement, je crois. Nous avons aussi entrepris avec nos principaux partenaires (industrie, Agence, monde municipal et milieu environnemental) une offensive visant une augmentation notable de la récolte et les prochains mois devraient donner lieu à plusieurs initiatives menant à l’atteinte de cet objectif.

Si le dynamisme et la cohésion des partenaires régionaux laissent entrevoir des résultats intéressants à court et moyen terme, plusieurs de nos attentes tardent à être satisfaites à l’échelle nationale. Des demandes historiques en matière de fiscalité tardent à se réaliser : exemption des droits de mutation, régime enregistré d’épargne sylvicole et l’abolition de la taxe sur les opérations forestières. De plus, le ministère des Forêts et de la Faune démontre une très grande désinvolture dans l’application du « principe de résidualité » pourtant inclus dans la loi.

Cependant, l’industrie ne semble pas réaliser que de meilleurs prix pour la fibre généreraient plus de production. Tous les sondages conduits auprès des producteurs, depuis quelques années, arrivent à la même conclusion : la première motivation à produire davantage de fibre, c’est un prix plus élevé pour cette fibre…

J’ai toujours prétendu que l’atteinte de juste prix pour nos produits n’émanerait pas d’un élan spontané des industriels. Nous ne vivons pas dans ce genre de monde… Nos gains les plus significatifs, au chapitre des prix, nous les avons obtenus quand tous les offices livrant aux mêmes usines ont fait preuve d’une solidarité sans faille. C’est cette solidarité qu’il faut reconstruire aujourd’hui et durablement. Notre résolution relative à la mise en place d’un plan conjoint unique à la dernière AGA de la Fédération des producteurs forestiers du Québec visait cet objectif. Cette résolution, même adoptée majoritairement par les délégués des régions, a été mal reçue au conseil d’administration de la Fédération. Je me serais attendu à ce qu’on propose une solution alternative mais j’attends toujours… Et, chaque année qui passe, ce sont des millions de dollars qui échappent aux producteurs!

J’ose espérer qu’après des années d’hésitation et d’indécision, les administrateurs de la Fédération feront preuve de la lucidité et du courage nécessaires à l’amélioration du sort de leurs commettants…

Pour visionner le reportage sur André Roy, sylviculteur, de la série www.vosagriculteurs.tv, Cliquer ici !

André Roy, Président
3 mai 2016