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Des analystes croient qu’une entente serait possible dès août concernant le bois d’oeuvre

Une entente établissant des quotas pour les exportations de bois d’oeuvre canadien pourrait être acceptable pour les États-Unis.

Le cadre d’une entente de 10 ans sur le commerce du bois d’oeuvre entre le Canada et les États-Unis pourrait être à portée de main dans les prochaines semaines, estiment des analystes de l’industrie, citant diverses discussions avec des sources anonymes du secteur du commerce.

Dans un rapport dévoilé jeudi, l’analyste Hamir Patel, de Marchés mondiaux CIBC, a affirmé qu’une entente établissant des quotas pour les exportations de bois d’oeuvre canadien pourrait être acceptable aux yeux de l’industrie américaine du bois d’oeuvre si le Canada acceptait d’abandonner certaines demandes. Cela comprendrait notamment la demande pour que le Nouveau-Brunswick soit exclu des restrictions de l’entente sur le bois d’oeuvre, a indiqué M. Patel.

«Nous croyons maintenant qu’il existe une probabilité de plus de 50 pour cent de voir les deux parties annoncer l’acceptation du cadre d’une entente d’ici la fin du mois d’août», a-t-il écrit.

Selon lui, la coalition américaine du bois d’oeuvre pourrait se laisser convaincre par l’administration Trump de signer une entente qui réduirait graduellement la part du Canada sur le marché américain de 27 à 28 pour cent sur plusieurs années, par rapport à sa part du marché de 31,9 pour cent l’an dernier.

Un porte-parole de la ministre des Affaires étrangères Chrystia Freeland a refusé de commenter les rumeurs «jusqu’à ce qu’entente favorable aux deux parties soit conclue». La coalition américaine des producteurs de bois d’oeuvre n’a pas voulu, elle non plus, commenter la spéculation.

Les producteurs américains réclameront vraisemblablement de pouvoir garder tous les dépôts de garantie douaniers jusqu’à maintenant à titre de compensation pour la période de 18 mois écoulée depuis la fin de l’accord sur le bois d’oeuvre en 2015, a ajouté M. Patel. Les producteurs canadiens avaient obtenu 80 pour cent de leurs dépôts de garantie lors de l’entente de 2006.

Ces quotas seront répartis entre les provinces canadiennes en fonction de leur part historique du marché américain, selon M. Pastel.

Une entente similaire — qui aurait permis au Canada d’avoir une part du marché américain de 31 pour cent pendant six mois, de 29 pour cent pour l’année subséquente et de 28 pour cent au début de 2022 — avait été rejetée par l’industrie, il y a 10 jours.

Les deux pays sont venus bien près à conclure une entente, mais une partie de l’industrie américaine aurait regimbé, signale une source anonyme.

Le Canada et les États-Unis espèrent en arriver à un accord au plus tôt en septembre.

Source: Ross Marowits, La Presse canadienne, quebec.huffingtonpost