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Construire de nouvelles usines pour faire face aux besoins du marché

Le secteur de la forêt privée est en pleine transformation et doit s’adapter à de nouvelles réalités tout en faisant face au conflit qui perdure entre le Canada et les États-Unis.

Pour répondre aux besoins du marché qui sont grandissants, l’ouverture de nouvelles usines semble être la meilleure solution, selon la Fédération des producteurs forestiers du Québec.

« Ça peut paraître révolutionnaire, mais ce ne l’est pas. Il faut construire de nouvelles usines. Actuellement, il y a de la fibre disponible que l’on ne peut pas placer dans aucune usine afin qu’elle soit transformée. En ouvrant de nouveaux sites de transformation, on pourrait produire de nouveaux produits forestiers tels que des isolants, de la cellulose pour le textile et des biocarburants. Il y a de la place pour ça », assure Marc-André Côté, directeur général de la Fédération des producteurs forestiers du Québec.

Actuellement, les producteurs de bois de la forêt privée fournissent de 15 à 17% des approvisionnements des usines de transformation du Québec. Plusieurs des produits récoltés ne sont donc pas utilisés et constitueraient une excellente opportunité pour le développement économique.

En pleine transformation

Dans le secteur privé, les propriétaires de terres à bois ont changé au fil des ans.

« Leur profil sociologique est différent d’il y a 20 ou 30 ans. De plus, à l’époque, les propriétaires envoyaient du bois à pâte et maintenant, on se tourne vers les scieries de résineux », ajoute M. Côté.

Ces deux changements poussent donc les organisations qui gravitent autour des propriétaires forestiers à s’adapter.

Conflit avec les Américains

Par ailleurs, la Fédération des producteurs forestiers revendique un statut distinct pour le bois provenant des forêts privées dans le futur accord sur les exportations de bois d’œuvre aux États-Unis.

« On veut que la forêt privée soit exemptée de quotas et de taxes. On croit que c’est une demande légitime », précise M. Côté.
nvité à se prononcer sur la volonté d’Ottawa de fournir de l’aide à l’industrie, le DG du regroupement s’est montré optimiste.

« Les gouvernements cherchent à aider l’industrie. Si ces mesures permettent aux scieries de maintenir la cadence, ce sera bon. Ce sera aux scieries de déterminer si le plan d’action du gouvernement leur convient », termine Marc-André Côté.

Source: Cindy Girard redaction.saguenay@tc.tc. Photo: ©TC Media – Jules Simard